Protection solaire : ce qu’il faut savoir

Lors de magnifiques journées estivales, l’envie de lézarder sous la chaleur énergisante du soleil est grande. Même si son apport en Vitamine D est d’une extrême importance, il conviendra de rester prudent car son rayonnement peut également être néfaste.

 

Une équation compliquée

Il s’avère que l’abus de soleil provoque le cancer de la peau, ça, on le sait ! Mais il s’avère également que la vitamine D est un anti-cancer naturel.

Pour nous protéger de ce cancer de la peau, le marché nous inonde de protections solaires dites « à filtres chimiques » dont les récentes études prouvent la nocivité des ingrédients qui les composent. En effet, ces substances favoriseraient le développement de mélanomes. Les crèmes solaires du commerce produisent donc la maladie qu’elles sont censées combattre !

Donc, si on résume, on doit se protéger du soleil (mais pas trop !) en évitant d’appliquer ce que l’on nous offre pour nous en protéger ? Quand je vous parlais d’équation compliquée…

 

Voici quelques conseils d’une simplicité déconcertante mais qui peuvent vous faciliter la vie (enfin j’espère) :

 

Une question de dosage

L’Homme a 7 millions d’années, la crème solaire moins de 100 ans. On a donc réussi à vivre sans crème solaire pendant 6,999 millions d’années ! Mais comment on a bien pu faire ? Certes, on était plus poilu, mais on savait également se mettre à l’ombre et éviter de nous exposer aux heures les plus critiques (de 11 à 16 heures). Bien sûr, une exposition au soleil est importante pour nous apporter la fameuse vitamine D, mais elle ne devrait pas excéder 15 minutes par jour. Hum, ça parait court tout ça ? Oui, c’est relativement court et c’est sans considérer que les parasols ou les chapeaux ne filtrent pas totalement les rayons ultraviolets et qu’ils peuvent également ricocher sur le sol pour nous atteindre, par exemple :

 

L'eau réfléchit entre 5 et 10 % des rayons solaires, l'herbe 3 %, le sable 15 à 30 % et la neige peut renvoyer jusqu'à 90 % des UV. On constate que l’eau reflète moins que le sable contrairement aux idées reçues !*

 

 

Eviter les protections solaires à filtres chimiques

Savez-vous qu’en plus d’être nocives pour notre santé, les crèmes solaires vendues dans le commerce représentent une catastrophe écologique ? Jusqu’à 25'000 tonnes de crèmes solaires seraient ainsi diffusées dans les océans chaque année ! Ceci endommage le corail, intoxique les espèces marines et déséquilibre l’écosystème marin. Et puisque la plupart d’entre elles sont vendues comme étant « résistante à l’eau », on n’hésite pas à s’en badigeonner juste avant la baignade et on ne s’afflige pas non plus lorsqu’il faut à nouveau s’en remettre juste après parce que finalement, elle n’était pas si résistante que ça…

Donc, si le fait qu’elles soient réputées cancérigènes ou perturbatrices endocriniennes ne nous alarme pas, peut-être que notre conscience écologique le fera ?

 

Privilégier les filtres minéraux

Oui, ce sont les crèmes qui nous rendent tout blancs (quoi qu'en l'étalant bien, c'est tout relatif). Assez logique car ce sont ces filtres minéraux qui empêchent les ultraviolets d’atteindre notre peau en les reflétant. Il existe deux principaux ingrédients agissant comme filtre physique : l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane. Mais, attention (et oui, encore une mise en garde !), il est très important que ces deux ingrédients ne contiennent pas de nanoparticules (ce sont ces particules extrêmement petites qui passent la barrière cutanée et se retrouvent dans notre organisme pour y faire on ne sait trop quoi et on ne sait combien de temps…).

Sachez que l’oxyde de Zinc, contrairement au dioxyde de Titane, protège contre toute la gamme des rayons UVA et UVB et ne se dégrade pas au soleil, donc si vous devez faire un choix, optez pour l’oxyde de Zinc. Voir quelques recettes par ici.

  

Quelques critiques

Actuellement, tout est matière à polémique, l’oxyde de Zinc n’échappe donc pas à la règle. Ainsi, ce filtre minéral est pointé du doigt comme étant écotoxique. En effet, les propriétés antifongiques et antibactériennes de l’oxyde de zinc auraient des conséquences sur l’écosystème (notamment sur les planctons). Je ne vais pas nier l’exactitude de ces données mais je tiens à mettre un peu de tempérance dans ces affirmations en mentionnant plusieurs points importants, à savoir :

  1. Il existe une grande différence entre les crèmes solaires du commerce et les crèmes solaires maison, c’est l’adhérence de ces dernières sur notre peau. Ainsi, une crème solaire maison résistera beaucoup plus à la baignade que celles de la grande distribution, ceci pour des raisons évidentes d’objectif de vente. D’ailleurs, si vous allez dans l’eau avec une préparation solaire maison, vous ne verrai pas l’auréole de crème se disperser autour de vous.
  2. Les tests ont été effectués avec des quantités beaucoup plus élevée que les quantités réellement dispersées.
  3. Puisqu’il est nécessaire de se protéger du soleil, je pense qu’il est important d’établir une échelle de dangerosité entre les différentes protections solaires et ainsi il sera possible au consommateur de choisir le filtre le moins néfaste pour sa propre santé et celle de la nature. C'est ainsi que j'ai choisi l'oxyde de Zinc pour me protéger du soleil et ceci en mon âme et conscience.

 

La question du SPF

Les SPF (Sun protection factor) ou facteur de protection solaire en français (FPS) nous renseigne sur le niveau de protection d’un produit solaire.

 

Un SPF de 15 bloque 93% des rayons UV

Un SPF de 30 bloque 97% des rayons UV

Un SPF de 50 bloque 98% des rayons UV

 

Outre le fait de nous rendre aussi blanc qu’un fantôme, la protection 50 ne nous protège en réalité que d’un pourcent supplémentaire.

 

Cet indice nous renseigne également sur la durée entre les applications. Ainsi, une crème avec un indice SPF de 15 sera appliquée toutes les 1,5 heures, une crème avec un SPF de 20 toutes les 2 heures et une protection 30 toutes les 3 heures. Bien entendu, si l’on constate que notre crème est encore bien consistante sur notre peau, ce délai peut être dépassé. Il est d’ailleurs très rare que l’on soit aussi rigoureux, non ?

  

J’arrive au terme de ce très long billet et si vous êtes arrivées au bout sans vous endormir en ayant appris un tout petit quelque chose, vous avez fait ma journée !

 

Des becs ensoleillés,

Gwen 

 

*source :http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag1606/sa_1833_quest_ete.htm 

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